Gaspillage alimentaire : tous responsables et acteurs

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gaspillage et gâchis

gaspillage et gâchisUne nouvelle loi (amendement Garot) cible le gaspillage alimentaire de la grande distribution mais le gâchis de ressources dépend de l’ensemble de la chaîne de production et de consommation.

 

Suite à l’amendement Garot  – du nom du député de la Mayenne, Guillaume Garot qui en est l’auteur -, les grandes surfaces ont désormais interdiction de détruire les produits invendus. Les produits sous marque ne pourront plus être détruits ou renvoyés aux producteurs. Les distributeurs auront pour obligation de passer des conventions avec des associations caritatives.

 

La grande distribution, gaspilleuse et généreuse

 

Selon certaines estimations, une grande surface génère en moyenne quelques 200 tonnes de déchets par an. La profession de la distribution ne veut pas porter le chapeau du gaspillage et elle fait remarquer qu’elle donne déjà beaucoup aux organismes humanitaires. Ainsi, la moitié des repas distribués par le Secours populaire provient de collectes et de dons de la grande distribution.  Un tiers des repas réalisés grâce aux collectes des Banques Alimentaires proviennent des denrées de distributeurs. Lire Les Banques alimentaires luttent contre la faim et le gaspillage.

 

Incitation fiscale aux dons pour les agriculteurs

 

Une chose est sûre : pour atteindre l’objectif assigné par le gouvernement en 2012 de diviser par deux le gaspillage alimentaire d’ici 2025, il va falloir toucher tous les maillons de la chaîne. Lire Le gaspillage alimentaire, un luxe inacceptable. L’une des mesures les plus intéressantes prises ces derniers mois est celle de l’incitation fiscale accordée aux agriculteurs qui font don de leurs excédents agricoles à des organismes humanitaires.

 

La question de la logistique du froid

 

Beaucoup d’acteurs se mobilisent aujourd’hui dans la lutte anti-gaspillage. De nombreuses associations interviennent pour collecter des restes alimentaires auprès des restaurants, des traiteurs, des épiceries et les redistribuer dans les associations caritatives, mais le gros problème reste logistique (organisation des tournées, camions réfrigérés, chambres froides…).

 

La restauration collective doit innover

 

Au bout de la chaîne, les consommateurs aussi doivent changer d’habitude. Cela passe par un important travail de sensibilisation, en particulier l’éducation des jeunes écoliers et collégiens. Chaque repas en cantine génèrerait en moyenne 160 g de restes non consommés. En cuisine collective, certains fournisseurs sont à l’origine d’initiatives pleines de promesses.

Telle cette entreprise de restauration scolaire, Mille et Un Repas à Ecully près de Lyon, qui demande à ses cuisiniers de faire de la vraie cuisine et propose aux jeunes consommateurs de revenir se servir d’une entrée ou d’un plat chaud comme il le souhaite, mais de ne jamais en laisser. Grâce à ce système, le gaspillage dans les cantines servies par Mille et Un Repas  a quasiment été éliminé.

 

Mieux gérer son réfrigérateur

 

Bien entendu, il ne faut pas oublier le consommateur final dans la liste des acteurs responsables. On estime que chaque Français jette entre 20 et 30 kilos de nourriture par an. Chacun doit ainsi veiller sans cesser à rationaliser la gestion de ses provisions et le rangement de son réfrigérateur !

 

Aurélie Laroche

Le rapport Garot s’en prend à la grande distribution. 14 avril 2015
http://www.lafranceagricole.fr

http://www.lefigaro.fr

Crédit Média : Elodie Guillard http://www.rtl.fr

 

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