La baguette, amie du microbiote

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pain et fibres

Une baguette de pain qui renforce le microbiote intestinale et l’immunité. C’est une innovation récente, dénommée Amibiote.

 

 

Un chercheur à l’Inrae, Joël Doré, en collaboration avec la société Bridor (produits de boulangerie), vient de mettre au point une jolie innovation : l’Amibiote, une baguette, fermentée au levain, à la farine riche en fibres, solubles et insolubles.

 

 

Sept types de fibres

 

 

La petite nouvelle apporte deux fois plus de fibres qu’une baguette classique : 11 grammes pour 100 grammes de pain, contre 4 gr en moyenne d’habitude. La moitié de ces fibres sont solubles. Ces nutriments essentiels au bon fonctionnement du microbiote, ne sont pas assez présents dans l’alimentation des Français en règle générale.

 

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Grande diversité de fibres

 

 

Surtout, autre spécificité de la baguette « amie » du microbiote, elle est caractérisée par une grande diversité des fibres, puisqu’elle contient pas moins de sept fibres : inuline, pectine, son d’avoine, son de blé micronisé, dextrine de blé, gomme de caroube, flocon d’avoine… Cette variété va impacter favorablement le microbiote en stimulant une autre diversité, celle des bactéries consommatrices de fibres.

 

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D’après les spécialistes, la diversité du microbiote est garante d’une meilleure santé. Selon Joël Doré, concepteur de la baguette Amibiote, « lorsque l’on favorise les bactéries qui dégradent les fibres, on oriente le métabolisme des microbes vers la production de molécules qui jouent sur la santé de la paroi intestinale, ou encore sur l’immunité ».

 

 

Stimuler la vie bactérienne

 

 

De plus en plus de recherches s’orientent sur la stimulation de la vie bactérienne du microbiote. Selon les chercheurs, en nourrissant « intelligemment » le microbiote intestinal qui regroupe quelques 100 000 milliards de bactéries, on pourrait avoir une incidence globale positive sur notre immunité et sur notre santé globale.

 

Katrina Lamarthe

 

 

Sources : inrae.fr

 

 

 

 

 

Note : Joël Doré est directeur de recherche à l’unité Micalis (Microbiologie de l’Alimentation au Service de la Santé) et directeur scientifique de l’unité MétaGénoPolis1au centre Île-de-France – Jouy-en-Josas de l’INRAE.

 

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