Le champagne invendu

0
374
champagne ventes

L’actualité liée au Covid et la pandémie a porté un mauvais coup aux ventes de champagne. Les professionnels tentent d’éviter un effondrement des prix.

 

 

Les professionnels du champagne mettent tout en œuvre pour éviter une chute des prix du champagne. Selon le Comité Champagne qui réunit vignerons et négociants, l’épisode du Covid-19 a entraîné un effondrement des ventes. Environ 100 millions de bouteilles ne se sont pas vendues depuis début 2020, soit un tiers du volume écoulé en 2019.

 

 

Pertes : 1,7 milliards d’euros

 

 

Les pertes financières liées au coronavirus sont évaluées à 1,7 milliard d’euros, un montant considérable comparativement au chiffre d’affaires de la filière (5,05 milliards d’euros en 2019). En réalité, on croûle sous le champagne invendu. Le stock global de champagne est estimé à 1,2 milliard de bouteilles. Cela signifie un excédent de 400 millions de bouteilles. Selon les professionnels, ce surplus pèse fortement sur les trésoreries.

 

Limiter la production

 

Le Comité de Champagne  va jouer sur la fixation du rendement commercialisable de la future vendange pour limiter la production 2020. Il a d’ores et déjà pris les devants en décrétant un échelonnement de la mise en bouteille. « Une partie du rendement commercialisable de la future vendange sera tirable au 1er janvier 2021. L’autre partie ne pourra être mise en bouteilles qu’à compter du 1er janvier 2022 », a expliqué le comité.

 

 

Surcoût pour les vendanges

 

 

La situation est donc guère confortable pour les maisons de champagne, prises en étau entre des stocks beaucoup trop importants (avec un risque de baisse des prix) et des surcoûts. A titre d’exemple, la Maison Duval-Leroy a estimé le surcoût pour les vendanges, lié au Covid, à 90 à 110 000 euros, soit environ 10% du coût des vendanges.

 

 

 

Ces dernières années, les maisons de Champagne ont assuré leur avenir en diversifiant leurs ventes à l’international (qui représente désormais 58% du chiffre d’affaires), avec pour principaux marchés, les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Afrique du Sud, le Japon, l’Australie…. Mais en période de pandémie, les consommateurs sont moins enclins à faire sauter les bouchons.

 

JC Nathan

 

Source : larvf.com

www.lesechos.fr

AUCUN COMMENTAIRE