Viande : quatre conseils pour une consommation plus intelligente

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viandeDe plus en plus de consommateurs souhaitent manger « intelligemment » de la viande. Non pas arrêter d’en manger, mais le faire avec discernement.

 

Manger moins de viande. Cette tendance est désormais très perceptible dans les pays occidentaux. Les motivations des consommateurs sont bien connues : on commence à connaître les effets négatifs du « trop de viande » (les graisses saturées sont source de complications cardio-vasculaires à terme). L’autre grande raison du semi-végétarisme est la question environnementale. L’élevage est une source de gaspillage invraisemblable : 8% de la consommation mondiale d’eau, 18% des émissions de gaz à effet de serre (plus que les transports), 37% de gaz méthane (gaz à l’effet de serre 20 fois plus élevé que le CO2).

 

Pour tout consommateur citoyen, il semble impératif de redonner une place raisonnable à la viande, pour le bien de la planète et de notre santé. Pour ce faire, il faut changer nos habitudes alimentaires et le profil de nos menus.

 

1 – Consommation épisodique

 

Premier conseil, s’orienter vers une consommation de viande plus épisodique (non quotidienne), en privilégiant une viande de qualité, de préférence bio. On donnera la préférence à de la volaille, tout simplement parce qu’elle est moins pénalisante sur le plan environnemental et moins « irrationnelle » en termes de ressources : il faut 3 calories végétales pour produire 1 calorie de poulet contre 9 calories végétales pour une calorie bovine. Rappelons que selon le World Resources Institute, entre 40 et 55% des céréales produites dans le monde sont consommées par l’élevage animal.

 

2 – Raisonner en protéines

 

Ne plus raisonner en termes de « repas avec viande » ou « repas sans viande », mais en apports de protéines. En moyenne, une personne de 60 kilos a besoin de 50 à 60 g de protéines animales par jour (0,9 g de protéines par kilo de poids corporel). Les protéines doivent représenter environ 15% des calories quotidiennes.  D’autres aliments que la viande sont sources de protéines animales. Il suffit de varier les repas et de jouer sur toutes les sources protéinées. Pensons au poisson, fruits de mer, lait, fromages, produits laitiers, œufs, charcuterie.

 

3 – Une vraie place au végétal

 

Redonner une vraie place aux protéines végétales. Certes, les protéines animales présentent le meilleur profil en acides aminés. Mais les végétaux (céréales, légumes, fruits, légumineuses, oléagineux…) ont de telles qualités (apports en minéraux, en vitamines, en antioxydants…) que l’organisme est largement gagnant à un rééquilibrage entre végétal et animal. Quelques exemples : 100 g de quinoa apporte environ 14 g de protéines, 100 g de tofu (soja) apporte 11,5 g de protéines. Les légumes, sous leur apparence inoffensive, sont également de bonnes sources de protéines. Lire Manger autrement de la viande.

 

4 –En mode mineur dans l’assiette

 

Faire de la viande un aliment complémentaire, un petit « plus », et non plus l’aliment-roi. Il n’est pas vital de faire d’un morceau de bœuf, d’agneau ou de porc, le centre de gravité du repas. Une assiette bien équilibrée comprenant éventuellement quelques morceaux de filet de poulet ou un petit peu de charcuterie, aux côtés de céréales et de légumes, calmera aisément le carnivore qui sommeille en vous. En Afrique ou en Asie, on détient l’art de faire un plat pour dix à douze personnes, autour d’un quart de poulet. On serait bien inspiré en Occident d’apprendre ce tour de passe-passe. Lire aussi Végétarien mais pas triste.

 

Aurélie Laroche

 

Sources :

www.lexpress.fr

http://sante.lefigaro.fr

 

 

 

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