Alimentation et mode de vie, les adolescents dans le rouge

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L’adolescence est une période de vulnérabilité qui se traduit par de nombreux troubles du comportement, notamment sur le plan alimentaire. Rappel des points de vulnérabilité.

 

 

Un récent rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) tire la sonnette d’alarme sur les risques de surpoids, d’obésité, de troubles de la qualité du sommeil, et les risques d’un impact sur la santé et la qualité de vie à l’âge adulte.

 

 

Temps écran et inactivité physique

 

 

Les adolescents sont notamment menacés par l’augmentation du temps écran et les faibles niveaux d’activité physique. Ils déclarent passer plus de deux heures par jour devant un écran, et consacrer moins de soixante minutes à une activité physique. Ce phénomène, sans doute accentué par le confinement, inquiète les experts.

 

Les parents doivent aider leurs enfants à corriger le tir tant du côté des écrans et de l’activité physique, que du côté nutrition. Pour cela, il faut avoir quelques repères alimentaires en vue.

 

Les apports en calcium

 

Premier clignotant, les apports en calcium. Ils doivent être de 1200 mg par jour. Le lait est une bonne source bien entendu. Si le jeune ne désire plus en boire au matin, on peut essayer de ruser en préparant régulièrement divers desserts ou en-cas (flans, crêpes, milk-shakes, lait frappé aux fruits, ou encore des plats type gratin, enrichis de crème ou de sauce béchamel. Les fromages à forte teneur en calcium (parmesan, gruyère, emmenthal, comté, mimolette, etc.) sont d’excellentes sources.

 

 

Vitamine D, une supplémentation

 

 

Second clignotant, la vitamine D. Elle joue un rôle essentiel dans la croissance et la minéralisation osseuse, ainsi que sur d’autres plans (immunité, protection contre divers dérèglements du métabolisme…). La vitamine D provenant notamment des poissons gras, il y a de fortes chances pour que l’apport ne soit pas équilibré chez l’adolescent(e). De même, leur exposition au soleil est souvent insuffisante. Une supplémentation est donc conseillée pendant les mois d’hiver, de l’ordre de deux doses de 2 000 à 2 500 mg (80 000 ou 100 000 UI) en hiver, l’une en  novembre, l’autre en février, ou bien une dose unique pour le semestre de 5 000 mg (200 000 UI).

 

Les bons gras

 

Troisième point de vigilance, les bons gras. Les lipides sont cruciaux pour le développement harmonieux du système cérébral. Les apports en graisses doivent représenter, chez l’adolescent comme chez l’adulte, environ 35% de l’apport énergétique total quotidien. Mais pas n’importe quel gras. Des bons acides gras monoinsaturés (50%), des bons acides gras polyinsaturés (20%), et pas trop d’acides gras saturés (30% maximum). Cet équilibre qui suppose de ne pas abuser de hamburgers ou de charcuteries est difficile à atteindre pour un adolescent.

 

Pour être complet, il faudrait aussi mentionner la question des excès en matière de sucres et aussi d’alcool. Autant dire que les adultes accompagnant un adolescent doivent faire preuve de beaucoup d’astuces pour tenter (en douceur et en finesse) d’équilibrer la situation.

 

Aurélie Laroche

 

Sources : anses

im2s.mc

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