Des aliments plus toxiques qu’il n’y paraît

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substances toxiques

substances toxiquesDivers aliments industriels contiennent des composants toxiques (colorants, anti-oxydants…) qui peuvent se révéler à terme très nocifs (risques de cancer, effets allergisants…). Rappel de quelques signaux d’alarme.

 

Un pré-ado ou un adolescent consommant son demi-litre de coca, ayant un plaisir à grignoter des biscuits apéritif et des bonbons de toutes les couleurs, le tout accompagné au dîner de soupes et de purées industrielles, s’expose sans le savoir à des risques toxiques plus ou moins graves (risques d’allergies, risques cancérigènes…).

 

Substances à risques, effets cancérigènes

 

Dans le prolongement de travaux d’experts comme ceux du Dr Laurent Chevallier, chef de l’unité de médecine environnementale de la clinique du Parc à Castelnau-le-Lez, le magazine 60 millions de consommateurs (septembre 2013, n°485) tente d’identifier et de lister les multiples substances à risques présentes dans notre environnement quotidien. En cause, différents aliments (boisssons au cola, condiments, vinaigres, plats hyophilisés, bonbons arômatisés…) mais aussi produits d’hygiène et de beauté (dentifrices, crèmes pour la peau, gel et mousse de rasage, produits pour bébé…), détergents (lessives, nettoyants ménagers…). D’une marque à l’autre, ils sont souvent porteurs de substances toxiques aux noms plus ou moins prononçables (parabens, triclosan, phénoxyéthanol, méthylisothiazolinone…).

 

 

Perturbateur endocrinien et cancérigène

 

La multiplicité des sources toxiques ne fait aucun doute. Dans l’alimentation, le magazine 60 millions de consommateurs épingle les aliments porteurs de BHA (E320), nom scientifique : hydroxyanisolebutylé, un anti-oxydant souvent utilisé dans les chewing-gums, les purées, les soupes, les friandises.Cet antioxydant serait un perturbateur endocrinien, voire un cancérogène possible, selon le Centre international de recherche sur le cancer.

 

Colorants à problèmes

 

Les gros consommateurs de bonbons et boissons arômatisés doivent se questionner sur la présence de certains colorants : E102 (tartrazine), E104 (jaune de quinoléine), E110 (jaune orangé), E122 (carmoisine), E124 (ponceau 4R, rouge cochenille A), E129 rouge allura…). Depuis juillet 2013, l’utilisation de E104, E110, E124, a été encore limitée par la réglementation, ce qui prouve a contrario leurs effets problématiques.

Dans la famille des colorants à problème, on retrouve le colorant caramel E150D, utilisé dans les vinaigres balsamiques, les colas, les assaisonnements, les biscuits apéritifs, les soupes… En Europe, les autorités sanitaires le jugent ni génotoxique, ni cancérigène. Ce n’est pas l’avis de l’Etat de Californie qui l’a limité sévèrement et du Centre international de recherche contre la cancer qui l’a classé « cancérigène possible ».

 

Expositions à risque

 

Pris isolément et consommé de façon occasionnelle, aucun des produits contenant des doses d’additifs inférieures aux limites règlementaires ne serait dangereux. Chaque composant a fait l’objet de contrôles sanitaires visant à garantir qu’il ne dépasse pas une limite fixée par la règlementation. Le danger pointé par de nombreux toxicologues est d’un autre ordre. Il tient à la multiplication des expositions au risque et à des effets de synergies complexes et mal connues.

 

On sait en effet que ce n’est pas la dose (la quantité) qui fait le poison, mais le type d’exposition (notamment, si l’on expose l’individu à des moments cruciaux de sa vie, stade embryonnaire, petite enfance, personne fragilisée…). En outre, on est loin de connaître tous les effets métaboliques liés à l’ingérence (ou au contact) de ces substances chimiques. Seule certitude pour de nombreux experts, les risques sont supérieurs à ce qui est officiellement évalué par les autorités de contrôle.

 

Bernard Duran

 

A lire aussi sur le site : les additifs

 

Sources : Chassez les molécules toxiques. 60 millions de consommateurs. septembre 2013, n°485

www.60millions-mag.com

Le livre antitoxique. Alimentation, cosmétiques, maison… Le guide complet pour en finir avec les poisons ». Laurent Chevallier. Fayard 2013.

 

 

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  1. […] Divers aliments industriels contiennent des composants toxiques (colorants, anti-oxydants…) qui peuvent se révéler à terme très nocifs (risques de cancer, effets allergisants…). Rappel de quelques signaux d’alarme. Un pré-ado ou un adolescent consommant son demi-litre decoca, ayant un plaisir à grignoter des biscuits apéritif et des bonbons de toutes les couleurs, le tout accompagné au dîner de soupes et de purées industrielles, s’expose sans le savoir à des risques toxiques plus ou moins graves (risques d’allergies, risques cancérigènes…). Substances à risques, effets cancérigènes Dans le prolongement de travaux d’experts comme ceux du Dr Laurent Chevallier, chef de l’unité de médecine environnementale de la clinique du Parc à Castelnau-le-Lez, le magazine 60 millions de consommateurs (septembre 2013, n°485) tente d’identifier et de lister les multiples substances à risques présentes dans notre environnement quotidien. En cause, différents aliments (boisssons au cola, condiments, vinaigres, plats hyophilisés, bonbons arômatisés…) mais aussi produits d’hygiène et de beauté (dentifrices, crèmes pour la peau, gel et mousse de rasage, produits pour bébé…), détergents (lessives, nettoyants ménagers…). D’une marque à l’autre, ils sont souvent porteurs de substances toxiques aux noms plus ou moins prononçables (parabens, triclosan, phénoxyéthanol, méthylisothiazolinone…). Perturbateur endocrinien et cancérigène La multiplicité des sources toxiques ne fait aucun doute. Dans l’alimentation, le magazine 60 millions de consommateurs épingle les aliments porteurs de BHA (E320), nom scientifique : hydroxyanisolebutylé, un anti-oxydant souvent utilisé dans les chewing-gums, les purées, les soupes, les friandises.Cet antioxydant serait un perturbateur endocrinien, voire un cancérogène possible, selon le Centre international de recherche sur le cancer. Colorants à problèmes Les gros consommateurs de bonbons et boissons arômatisés doivent se questionner sur la présence de certains colorants : E102 (tartrazine), E104 (jaune de quinoléine), E110 (jaune orangé), E122 (carmoisine), E124 (ponceau 4R, rouge cochenille A), E129 rouge allura…). Depuis juillet 2013, l’utilisation de E104, E110, E124, a été encore limitée par la réglementation, ce qui prouve a contrario leurs effets problématiques.Dans la famille des colorants à problème, on retrouve le colorant caramel E150D, utilisé dans les vinaigres balsamiques, les colas, les assaisonnements, les biscuits apéritifs, les soupes… En Europe, les autorités sanitaires le jugent ni génotoxique, ni cancérigène. Ce n’est pas l’avis de l’Etat de Californie qui l’a limité sévèrement et du Centre international de recherche contre la cancer qui l’a classé « cancérigène possible ». Expositions à risque Pris isolément et consommé de façon occasionnelle, aucun des produits contenant des doses d’additifs inférieures aux limites règlementaires ne serait dangereux. Chaque composant a fait l’objet de contrôles sanitaires visant à garantir qu’il ne dépasse pas une limite fixée par la règlementation. Le danger pointé par de nombreux toxicologues est d’un autre ordre. Il tient à la multiplication des expositions au risque et à des effets de synergies complexes et mal connues. On sait en effet que ce n’est pas la dose (la quantité) qui fait le poison, mais le type d’exposition (notamment, si l’on expose l’individu à des moments cruciaux de sa vie, stade embryonnaire, petite enfance, personne fragilisée…). En outre, on est loin de connaître tous les effets métaboliques liés à l’ingérence (ou au contact) de ces substances chimiques. Seule certitude pour de nombreux experts, les risques sont supérieurs à ce qui est officiellement évalué par les autorités de contrôle.  […]

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