L’alcool tue toutes les dix secondes

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Selon les chiffres de l’OMS, l’alcool tue dans le monde 3,3 millions de personnes, davantage que le Sida, la tuberculose, et la violence réunis.

 

Le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé établit un constat sans appel : l’alcool  est responsable de la mort de 3,3 millions de personnes dans le monde en 2012, contre 2,5 millions en 2005. Compte tenu du fait que moins de quatre personnes sur dix (38,3%)  consomment de l’alcool, les buveurs consommeraient en moyenne 17 litres d’alcool pur par an. Ce chiffre cache probablement des consommations encore plus aberrantes. En France, la consommation d’alcool moyenne est estimée à 15,6 litres d’alcool par an et par personne (soit 173 bouteilles de vin).

 

Les plus gros consommateurs

 

Comme on s’en doute, les hommes sont davantage victimes du fléau de l’alcool : le pourcentage de décès imputable à des causes liées à l’alcool est de 7,6% contre 4% chez les femmes. Mais l’étude pointe le fait que les femmes consomment de plus en plus d’alcool. C’est en Europe que la consommation d’alcool par personne est la plus élevée. La Russie et les pays de l’Est sont également très dépendants. La Chine est en train d’augmenter fortement sa consommation moyenne.  En France, cinq millions de personnes sont consommateurs excessifs et 2 millions de personnes sont dépendantes à l’alcool (estimation association Patients World).

 

Les beuveries express

 

De nouvelles pratiques très préoccupantes se répandent telles que les « beuveries express », c’est-à-dire la consommation occasionnelle de très fortes quantités d’alcool  qui concerneraient environ un buveur sur six (16%). Or, cette forme de consommation est l’une des plus dangereuses pour la santé, estime le Dr Shekhar Saxena, directeur du département Santé mentale et abus de substances psychoactives de l’OMS.

 

200 maladies à la clef

 

L’alcool est mortel car il augmente le risque de développer plus de 200 maladies, dont la cirrhose du foie et divers cancers. Il est aussi souvent à l’origine d’accidents, de violence et de traumatismes. Il rend plus vulnérable face à des maladies infectieuses comme la tuberculose et la pneumonie.

 

Des mesures de prévention insuffisantes

 

A sa manière feutrée, l’OMS dénonce le fait que les pays ne mettent pas assez de moyens pour lutter contre l’alcoolisme. Sur les 194 états membres de l’OMS, seuls 66 ont mené en 2012 des politiques nationales de réduction de l’usage nocif de l’alcool. Par usage nocif, l’OMS entend une consommation qui a des conséquences sanitaires et sociales néfastes pour le buveur, son entourage et la société en général. « Il faut faire davantage pour protéger les populations contre les conséquences de l’alcool », disent en substance les experts de l’OMS.

 

Aurélie Laroche

 

Sources :

www.legeneraliste.fr

http://www.who

Photo : www.entrepatients.net

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