L’avoine avec ou sans gluten

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avoine et gluten

avoine et glutenPeut-on manger de l’avoine quand on est atteint d’une intolérance ou d’une sensibilité au gluten ? La question est importante car cette céréale est excellente sur le plan nutritif.

 

L’avoine doit-elle être éliminée des régimes sans gluten ? Toutes les personnes adoptant un régime sans gluten s’interrogent sur le statut de cette céréale. Dans le blé, la protéine du gluten qui déclenche des réactions inflammatoires du système immunitaire de l’intestin se nomme la gliadine (famille des prolamines). Lire Intolérance et sensibilité au gluten : mal du siècle.

 

L’avoine ne contient pas de gliadine mais de l’avénine, une autre prolamine (protéine de céréale), donc un gluten différent, beaucoup moins agressif que celui présent dans les farines panifiables (blé, orge, épeautre…). En outre, la teneur en « gluten avénine » de l’avoine serait bien inférieure  à la teneur en gluten d’un blé classique.

 

Les variétés d’avoine

 

La protéine de gluten de l’avoine, l’avénine, peut-elle néanmoins déclencher des réactions inflammatoires du système digestif ? La réponse n’est pas simple. Il semble que cela varie selon les variétés d’avoine (de la même façon que l’agressivité du gluten varie beaucoup selon la variété de blé). Certaines variétés d’avoine paraissent ne déclencher aucune réaction immunitaire, d’autres oui. Cette disparité est reflétée par les études de cas donnant des résultats souvent contradictoires.

 

 

L’avoine pure, sans gluten

 

 

Les milieux bio défendent une thèse selon laquelle l’avoine pure, non contaminée par d’autres céréales, présenteraient peu de risques pour les intolérants au gluten, et a fortiori, pour les « hypersensibles au gluten », qui représentent la majorité des consommateurs sans gluten.

 

Lire aussi Céréales sans gluten, tour d’horizon.

 

Précautions

Certains professionnels déconseillent de consommer de l’avoine lors d’une phase initiales de régime sans gluten.  D’autres préconisent de l’introduire progressivement dans l’alimentation afin d’accoutumer l’organisme et de voir comment il est toléré.

 

 

50 à 70 g par jour

 

 

Selon l’autorité sanitaire canadienne Santé Canada, la majorité des personnes atteintes de la maladie cœliaque peuvent tolérer des quantités modérées d’avoine pure, non contaminée par d’autres grains céréaliers tels que le blé, l’orge et le seigle.

L’Association canadienne de la maladie coeliaque recommande de limiter la portion d’avoine quotidienne à 50 à 70 g par jour (une demi à trois-quarts de tasse) pour les adultes, et à 20-25 g par jour pour les enfants.

 

20 milligrammes par kilo

 

Dans cette logique, les marques de produits bio maintiennent aussi l’avoine dans le régime des « sans gluten ». La Vie Claire par exemple revendique une filière  avoine non contaminée. Leur avoine « pure » respecte la norme européenne définissant les aliments « sans gluten », c’est-à-dire que Ce type d’avoine afficherait une teneur en gluten inférieure à 20 mg/kg, ce qui permet de prétendre à une définition d’aliment « sans gluten », attesté par le logo (l’épi de blé barré) de l’AFDIAG.

 

Maintenir l’avoine dans son panier d’aliments, si l’organisme le tolère, est judicieux, car cette céréale est une source non négligeable de fibres (en particulier de fibres solubles favorables à la prévention du cholestérol et des maladies cardio-vasculaires), de protéines riches en acides aminés, de divers minéraux (phosphore, manganèse, magnésium, fer…), de vitamine B1.

 

 

Aurélie Laroche

 

sources :

www.passeportsante.net

www.thierrysouccar.com

www.hc-sc.gc.ca

www.lavieclaire.com

 

 

 

 

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