Le sucre et le cerveau, une histoire d’addiction

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La consommation de sucre affecte directement notre cerveau. Cela est vrai pour tous les nutriments mais encore plus pour le sucre. Quand le circuit de la récompense s’emballe !

 

 

Le sucre, puissant excitant de notre cerveau… Lorsque nous dégustons une cuillère de pâte de chocolat aux noisettes, d’un dessert lacté, etc…, une cascade de messages chimiques se mettent en route.

Lire aussi : Sucre, une drogue pas si douce

 

 

Les sucres sont indispensables. Les glucides, encore dénommés hydrates de carbone (molécules de carbone, d’hydrogène et d’oxygène), sont des gros pourvoyeurs d’énergie. On estime qu’ils doivent représenter environ la moitié des calories dont nous avons besoin.  Ils maintiennent un taux de sucre dans le sang (glycémie). Ils nourrissent (glucides dits complexes). Ils fournissent une réserve d’énergie.

 

 

Les glucides, environ 1000 calories

 

 

Pour un individu dont les besoins énergétiques sont d’environ 2000 calories par jour, les glucides représentent environ la moitié, soit 1000 calories. Ceci représente 250 g de glucides. Ces glucides doivent principalement être apportés par des sucres lents ou sucres complexes qui sont assimilés lentement. Les glucides complexes se trouvent dans les féculents, dans les légumineuses…. Les sucres rapides ou glucides simples (glucose, fructose, galactose…) peuvent représenter un maximum de 5 à 10% soit 100 à 200 Kcal ce qui représente environ 25 g à 50 g de sucres rapides.

 

 

La récompense et le noyau accumbens

 

 

Il ne faut pas oublier que le cerveau est un grand consommateur de glucose :  on estime ses besoins à 140 g par jour. Quand on mange du sucre, un ensemble de mécanismes se met en route.  Les récepteurs situés sur les papilles gustatives envoie des signaux à diverses parties du cerveau (cerveau antérieur, cortex cérébral qui sait analyser des informations sensorielles…). Surtout, les messages finissent par activer le célèbre circuit de la récompense, situé au cœur du cerveau et composé de l’aire tegmentale ventrale et du noyau accumbens.

 

Lire : Le sucre, ennemi du cerveau et de la mémoire

 

 

Sensations de plaisir

 

 

L’activation du circuit de la récompense entraîne en effet la libération de la dopamine, un neurotransmetteur source de sensations de plaisir. C’est ce circuit qui nous pousse à reproduire des activités essentielles à notre survie telles que manger, dormir, faire l’amour… Dans le cas du sucre, les connexions entre le noyau accumbens et le cortex génèrent une décision de continuer à prendre du sucre !

 

 

Substances psycho-actives

 

 

Le circuit de la récompense est très sophistiqué. A la seule vue d’une sucrerie, le système s’active.  Le problème est que ce circuit puissant peut se dérégler et nous entraîner sur les pentes dangereuses  de l’addiction. D’autres circuits cérébraux, en particulier celui dit du « contrôle » ne jouent plus leur rôle. C’est le cas avec les substances psycho-actives (tabac, alcool, cocaïne, héroïne…). qui ont la propriété d’imiter les neurotransmetteurs tels que la dopamine, la sérotonine.

 

 

Modification des récepteurs de dopamine

 

 

Le problème avec le sucre, selon les scientifiques experts de la question, c’est qu’une consommation régulière entraîne une modification des récepteurs neuronaux de la dopamine, donnant de plus en plus de place au processus d’excitation, et de moins en moins au processus d’inhibition (source de retour au calme).

 

Une des explications de la consommation effrénée de sucre de nos jours (environ 50 g par jour !).

 

 

Sources : parlons sciences

Here’s What Happens To Your Brain When You Give Up Sugar For Lent