Sucre, une drogue pas si douce

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Le sucre est de plus en plus considéré comme une drogue. Les quantités astronomiques de sucre consommées nous le suggèrent depuis quelques années. Selon les neurologistes, cela tient au fameux circuit de la récompense. 

 

Le sucre génère des comportements d’addiction, d’où le fait qu’on l’identifie de plus en plus à une drogue. L’addiction est caractérisée par une perte de contrôle, un désir puissant et irrépressible de consommer une substance. Elle se traduit par des consommations très élevées, difficiles voire impossibles à maîtriser.

 

On parle de comportement compulsif (l’individu veut réitérer l’expérience en permanence). Il est dans l’incapacité de réduire ou d’arrêter la prise de substance. En Amérique du Nord, l’addition au sucres touche 5 à 10% des personnes.

 

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La récompense : la dopamine et la sérotonine

 

 

Que se passe-il avec le sucre qui génère de l’addiction ? Il semble qu’il impacte fortement  les circuits de la récompense jusqu’à les dérégler. Selon le processus baptisé « circuit de la récompense », les substances addictives activent des régions au cœur du cerveau (le noyau acumbens notamment), ce qui aboutit à la libération de dopamine, un neurotransmetteur du plaisir associé à une bonne expérience, et in fine de la sérotonine.

 

Potentiel addictif élevé

 

Au fil du temps, le circuit de la récompense prend le dessus sur d’autres circuits neuronaux qui gèrent le contrôle chez l’homme. L’addiction va crescendo. Selon les experts, le potentiel addictif du sucre est aussi important que pour des drogues dures (cocaïne, héroïne…) et que pour l’alcool, car la  récompense est très élevée. Le neurologiste Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS, a démontré que les rats, face à du sucre ou de la cocaïne, tombaient dans plus de 90% des cas dans une addiction au sucre.

 

 

Produits très riches en sucre

 

 

Le phénomène d’addiction s’est aggravé depuis que l’industrie a commencé à produire des produits très riches en sucres comme les sodas, un peu comme l’alcoolisme avec les alcools forts, estime Serge Ahmed, . Ils se sont aggravés avec la création de produits gras et sucrés, qui poussent à leur extrême les ressentis gustatifs et les sensations de plaisir.

 

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Du fait de la surabondance de sucre, l’homme a la possibilité de laisser croître l’addiction. Certains profils émotionnels sont fortement sujets à l’addiction au sucre, qui permet de contrebalancer l’anxiété et le stress. Même si cette addiction est moins destructrice que d’autres, elle reste problématique pour la santé. Et le retour à un comportement raisonnable est compliqué. Le sevrage est difficile. Toutes les personnes qui ont une propension au sucré en savent quelque chose.

 

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Katrina Lamarthe

 

Sources : www.science-et-vie

le figaro

theconversation.com

 

 

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