SOS Digestion difficile

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Des millions de Français souffrent de problèmes digestifs sans que leur sort soit vraiment pris en charge. Rappel de quelques symptômes, diagnostics et conseils pour mieux se porter.

 

 

Troubles gastro-intestinaux, digestion difficile, colopathie fonctionnelle, syndrome de l’intestin irritable ou du côlon irritable… Les dénominations sont multiples. Un grand nombre de personnes souffrent d’une pathologie digestive qui occasionne des symptômes très diversifiés : éructations, nausées, digestion lente, troubles du transit avec constipation, diarrhée ou alternance diarrhée-constipation, douleurs abdominales avec ballonnements, flatulences…

 

 

Altération de la motilité du côlon

 

 

Selon les cas, le côlon est irritable, hyper-réactif (cas des diarrhées, douleurs abdominales), soit il est hypoactif (ballonnements, lenteur du transit et constipation). Pour certaines personnes, on passe d’un état à l’autre. L’une des explications « techniques » fait référence à un dérèglement – altération de la motilité du côlon. Les mouvements automatiques de contraction du côlon (nécessaires pour faire avancer le bol alimentaire) sont trop lents ou trop rapides…

 

 

Une bonne diététique

 

 

La sensibilité digestive est probablement associée à une certaine sensibilité affective, à une mauvaise gestion du stress, etc. qui va plus ou moins aggraver la situation.

 

Il ne faut pas se désespérer néanmoins. Une bonne diététique peut considérablement améliorer la situation. Tout d’abord, il faut viser une stricte hygiène alimentaire : repas à heures régulières et dans le calme, repas fractionnés (trois repas, deux collations) plutôt que gros repas… Il faut manger calmement en mastiquant beaucoup, ce qui va accroître la digestibilité des aliments. Il faut limiter les boissons pendant les repas et boire suffisamment entre les repas.

 

Vers l’épargne digestive

 

Concernant le choix des aliments, il faut bien entendu les classes d’aliments que la personne aura identifiés comme problématiques (lactose, gluten, Fodmap…). Et puis, il faut s’orienter durant deux semaines environ vers l’épargne digestive, autrement dit solliciter au minimum le système digestif.

 

 

Interdictions alimentaires

 

 

Au premier rang des interdictions alimentaires (ou des aliments à réduire), on trouve : les viandes grasses (mouton, agneau, canard…) et les charcuteries ; les graisses cuites et autres fritures ; le pains complet, viennoiseries,  sablés, pâtes feuilletée, pâtisseries ; les fibres végétales : légumes secs, légumes crus, légumes forts en cellulose tels choux, oignons, navets, courges, fruits crus et la peau des fruits  (autorisés : pêche, pomme râpée, banane mûre, fruits en compote).

 

On évitera aussi les épices et les produits épicés, le café et le thé forts, l’alcool, les boissons gazeuses, les aliments acides (citron, vinaigre, moutarde…).

 

 

Cap sur une cuisine en douceur

 

 

Cap sur une cuisine en douceur : potages, cuisine vapeur, avec des légumes bien acceptés : carottes, épinards, pomme de terre en purée, blancs de poireaux, haricots verts..) ; des viandes légères (veau, poulet…) cuites avec très peu de gras, des poissons maigres (cabillaud, sole, limande…), les œufs (pochés, brouillés, œuf à la coque, omelette sans graisse…)…

 

Aurélie Laroche

 

Sources : Ma bible du ventre. Danièle Festy, Dr Pierre Nys. Leduc Editions. Novembre 2016

La médecine du sport

 

 

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