L’aquaculture nourrit le monde

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Le monde se nourrit de poissons d’élevage. Le phénomène de l’aquaculture va s’accentuer dans les prochaines années. Mais il va falloir gérer de nouvelles contraintes liées à l’environnement.

 

 

L’aquaculture est devenue l’une des grandes sources de protéines et de nutriments dans le monde.  Une étude de la FAO récapitule les principales données. Plus de la moitié des poissons que nous consommons (53%) proviennent de l’élevage. Soit une consommation par tête de 20,3 kg (chiffre 2015), en augmentation (19,7 kg en 2013). L’aquaculture dans le monde produit 106 millons de tonnes de poissons, plantes, perles et coquillages, pour une valeur de 163 milliards de dollars (chiffres 2015). Les poissons et autres animaux marins représentent une production de 76,6 millions de tonnes.

 

 

Poissons d’eau douce, carpe et tilapia

 

 

Ces dernières années, c’est l’élevage de poissons d’eau douce qui a augmenté le plus. L’élevage en eau douce représente la moitié du secteur. Le poisson le plus important est la carpe (un poisson végétarien), majoritairement élevée en Chine (15 millions de tonnes).  Ces derniers représentent plus de la moitié de la production de l’aquaculture. Autre poisson d’eau douce à la mode, le tilapia, élevé en Asie (Chine, Indonésie, Bangladesh,Viet Nam…).

 

 

Nourrir 8,5 milliards d’humains

 

 

Source de protéines, de vitamines et de précieux acides gras, le poisson d’élevage nourrit beaucoup de monde. Il fait également travailler : le secteur de l’aquaculture emploie 18,7 millions de personnes. Autant dire que beaucoup d’espoirs reposent sur l’aquaculture. Celle-ci doit participer de façon substantielle à la nourriture de 8,5 milliards d’humains en 2030.

 

 

Les nouvelles contraintes environnementales

 

 

Tout le problème est de développer de façon « durable » l’aquaculture, dans un contexte de contraintes plus fortes, c’est-à-dire de pressions sur la disponibilité des terres et de l’eau, et aussi de changement climatique (plus précisément de risques de sècheresses répétées).

 

Les experts de la FAO soulignent que le maintien d’une aquaculture durable ne se fera pas tout seule. Les gouvernements vont devoir gérer les problèmes environnementaux et sociaux qui vont se poser, notamment avec le risque de réchauffement du climat, s’ils veulent maintenir en bonne santé ce secteur crucial de la production alimentaire.

 

Lire aussi : Poissons d’élevage, avec ou sans farines animales

 

JC Nathan

 

Sources : FAO

World Aquaculture 2015 : a brief overview

 

 

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