Les agrumes sous la menace bactérienne

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Et si les  agrumes devenaient extrêmement rares et chers ? Oranges, mandarines, clémentines… ces trésors de vitamine C sont en effet menacés depuis quelques années par un nouveau risque, une bactérie d’origine asiatique.

 

Les agrumes, comme beaucoup d’arbres fruitiers sont souvent agressés. Cette fois, c’est une bactérie, Huanglongbing (HLB) qui s’acharne. Encore appelée la maladie du dragon jaune (en anglais, Citrus Greening), cette menace est jugée « élevée » par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire). Selon le Cirad, la contamination s’est propagée de façon foudroyante depuis le milieu des années 2000.

 

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Les vergers de Floride anéantis

 

 

La maladie qui a démarré dans de nombreux pays asiatiques (Chine, Taïwan, Inde, Indonésie, Asie du sud-est…) a atteint les orangers de Floride. 99% du verger sont touchés, sinon anéantis estiment les spécialistes. Les vergers de Californie et du Brésil sont aussi fortement attaqués.

 

 

Suceur de sève

 

 

Désormais, c’est le pourtour méditerranéen qui craint le pire. Le fauteur de troubles est un petit insecte, un puceron appelé le psyllen asiatique. Cet insecte suceur se nourrit de sève. En piquant un arbre, il transmet la bactérie. L’arbre tombe malade, la sève ne circule plus, les feuilles jaunissent, les fruits s’abiment.

 

 

Arracher et replanter

 

 

Les moyens de défense sont très faibles. Les arboriculteurs quand ils voient la maladie se déclarer, procèdent à des arrachages. C’est ce qui a été fait à la Réunion où l’on a arraché et replanté à une plus grande hauteur, là où l’insecte ne sévit pas. Au Brésil, on a recours à des insecticides, ce qui n’a pas été possible en Floride pour des raisons sanitaires (proximité des habitations).

 

 

La version africaine

 

 

A court-moyen terme, l’arbre meurt. Une version moins virulente de la maladie, transmise par le psyllen africain, a été repérée au Nord de l’Espagne et au Portugal. Si la menace se précisait, les dommages pourraient être terribles : les grands pays producteurs du sud de l’Europe (Espagne, Portugal, Italie), d’Afrique du nord, de l’Égypte et de la Turquie représentent une part très importante de la production mondiale d’agrumes. Dans l’hypothèse d’une propagation de la bactérie, la production chuterait et les prix s’envoleraient. Les agrumes pourraient devenir des fruits de grand luxe.

 

JC Nathan

 

Sources : lepoint

sciencesetavenir.fr

 

 

 

 

 

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