L’alcool freiné par le prix minimum

0
76
alcool prix unitaire

L’alcool vendu à un prix minimum. L’Ecosse est la première nation au monde à imposer une telle mesure, qualifiée d’historique par les milieux de la santé et de la prévention.

 

 

Un prix minimum de l’alcool ! Cette mesure réclamée depuis des années par tous les milieux de la santé et de la prévention luttant contre les ravages de l’alcoolisme a été prise par l’Ecosse.  Le prix minimum d’une unité d’alcool a été fixé à 56 centimes d’euros. Dorénavant une bouteille de whiskey ne pourra plus être vendue en dessous de 15,60 euros. Une bouteille de vin aura un prix minimum de 5,20 euros.

L’Irlande et le pays de Galles préparent des mesures similaires.

 

 

Le lobby du whisky

 

 

Pour parvenir à faire adopter cette mesure, le gouvernement écossais a dû ferrailler sur le plan judiciaire avec l’Association du Whisky écossais (Scotch Whisky Association, SWA). Avec 5,3 millions d’habitants, l’Ecosse a recensé 1265 décès liés à l’alcool en 2016. Selon l’organisation caritative Alcohol Focus Scotland, la mesure prise devrait permettre d’épargner entre 60 et 120 vies.

 

On peut s’interroger sur les motivations des pouvoirs publics écossais : courage politique pour combattre l’alcool ou opportunité de faire entrer de l’argent dans les caisses de l’Etat ? Sur les blogs, les réactions des internautes sont souvent très critiques et hostiles à la mesure. Ou très ironiques, à l’image de ce commentaire : « I’ll drink to that ».

 

 

La France, grand pays viticole, grand consommateur d’alcool

 

 

La mesure a fait particulièrement écho en France. Il y a peu de temps, l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) avait fait la même proposition.  Dans un pays de 66 millions d’habitants, fortement consommateur de boissons alcoolisées, toute mesure plus ou moins dissuasive de la consommation d’alcool peut avoir un effet intéressant. L’alcool provoque aux alentours de 49 000 morts par an.

 

 

La France, grand pays viticole, fait preuve d’un véritable déni, vis-à-vis des conséquences d’une consommation abusive de boissons alcoolisées. Toutes les études récentes confirment par exemple les liens entre l’alcool et divers types de cancers.

 

Lire aussi : Le vin, bon pour la santé, jusqu’à un certain degré

 

 

Katrina Ruchon

 

Sources: leparisien.fr

 

 

AUCUN COMMENTAIRE