Choisir ou non des huiles combinées

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Faut-il consommer des huiles combinées, ces mélanges de plusieurs huiles ? La formule est intéressante car elle permet d’enrichir les apports du produit en bons acides gras, en particulier en oméga 3.

 

Les huiles combinées sont des mélanges d’huiles supposés nous apporter un large éventail d’acides gras et de micronutriments. Elles permettent en principe de résoudre une difficulté, à savoir que chaque huile est très typée et ses apports ne sont pas assez complets. Par exemple, l’huile de tournesol apporte beaucoup (64 g  pour 100 g) d’acides gras polyinsaturés dont des oméga 6, mais en réalité peu d’oméga 3. L’huile olive est composée à 70 % environ d’acide oléique (oméga 9), mais pauvre en omégas 3 et 6.

 

Combler le manque d’oméga 3

 

L’une des ambitions des huiles combinées est de combler nos manques en acides gras essentiels  (oméga 3, 6, 9) et surtout notre manque en oméga 3. Rappelons que les nutritionnistes préconisent un apport journalier de 2 grammes d’oméga 3 et rares sont ceux qui atteignent cet apport.

 

Lire : Besoins en lipide, équilibre en oméga 3 et en oméga 6.

Lire aussi :  Comprendre les acides gras

 

Mélange d’huiles

 

Pour y parvenir, les fabricants mixent les huiles et y ajoutent de l’huile de lin ou de noix (huiles riches en oméga 3 mais plutôt instables). Ainsi, la plus connue des huiles combinées est Isio 4 de Lesieur, une huile à 80% colza, 10% tournesol, 5% de tournesol enrichi en oméga 9,  et enfin 5% huile de pépins de raisin ou de lin, le tout enrichi en vitamine D.

 

 

Rester assez stables

 

 

Mais simultanément, les huiles combinées doivent répondre à un autre critère : rester assez dotées en acides gras saturés, de façon à être suffisamment stables pour résister à la cuisson à température élevée, ç-à-d à plus de 180° (une huile trop riche en acides gras polyinsaturés ne résiste pas à la cuisson). Toutes les huiles combinées ne parviennent pas à remplir cette double condition. C’est la raison pour laquelle les fabricants ont réalisé des huiles combinées dédiées à la cuisson, et d’autres dédiées aux assaisonnements.

 

Si on n’est pas sûr de la stratégie des huiles combinées, on tout aussi bien  continuer à diversifier nos apports en acides gras en ayant un petit assortiment d’huiles, celles de base (olive, tournesol ou colza) et les huiles typées (noix, lin, etc.) pour l’assaisonnement.

 

Aurélie Laroche

 

Source :  60 Millions de consommateurs