La vogue du sans-alcool

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Le sans-alcool est peut-être la solution pour tous les Français qui souhaitent boire moins d’alcool et s’intéressent de plus en plus aux alternatives.

 

Du sans-alcool. La solution pour plus d’un adulte sur deux qui disent vouloir moins boire. C’est ce que montrent divers sondages, souvent réalisés en décembre ou en janvier, mois du Dry january. Les mocktails, cocktails dépourvus d’alcool, deviennent de plus en plus populaires. Les cavistes mettent dans leurs vitrines des produits à très faible teneur en alcool. Le marché mondial des boissons sans alcool et à faible teneur en alcool augmente de 6 à 8% en volume par an.

 

Lire : Sans alcool un mois, un défi

 

Les flexibuveurs

 

D’après le cabinet B&S Tech, le marché du sans-alcool est porté par diverses catégories de nouveaux « flexibuveurs » : principalement des femmes de 25 à 39 ans, mais aussi des jeunes et des seniors. Ces consommateurs s’orientent vers le « moins d’alcool » ou le « zéro alcool » pour divers motifs, souvent liés à leur santé, à la question du poids, au désir de limiter sa dépendance à l’alcool.

 

La bière sans alcool

 

La bière sans alcool, l’une des premières à se lancer, se développe rapidement. En 2023, alors que le marché global de la bière se repliait en raison de l’inflation, le marché de la bière désalcoolisé augmentait de 15%. Kronenbourg a lancé avec beaucoup d’insistance la Tourtel (la marque sera présente aux Jeux olympiques de 2024). Selon certaines estimations, le marché des bières sans alcool pèse désormais entre 5 et 6% du marché global de la bière en France.

 

Zéro pourcent

 

La marque néerlandaise Heineken (Desperados, Grimbergen, Affligem…) et le numéro 1 mondial, le groupe belge AB InBev (Budweiser, Corona, Stella Artois, Leffe…) commencent à décliner leurs diverses marques « sans ». On évoque une part de 20% du marché total de la bière d’ici à 2025 pour ces marques.

 

Il existe deux types de bière sans alcool : des bières à 0% obtenues grâce à une technique dite d’évaporation sous vide de l’alcool, et des bières avec un très faible taux d’alcool (moins de 1,2°). Selon la règlementation française, les deux types de bière peuvent revendiquer l’étiquette 0% d’alcool.

 

 

Les arômes du vin

 

 

Avec un temps de retard sur la bière, le vin sans alcool commence aussi à séduire un large public. Le marché européen pèse 250 millions d’euros, dont 20 millions pour le seul marché français. Jusqu’ici, les procédés de la désalcoolisation du vin s’avéraient très dommageables aux arômes du vin. L’un des effets des traitements du vin (chauffage, refroidissement très rapide, osmose inverse…) est en effet de « décharner » le goût du vin, de le rendre insipide, acide. L’alcool est en effet l’un des facteurs essentiels à l’expression des arômes et à la persistance gustative. Mais, étant donné l’attrait de ce nouveau marché, les techniques sont en train de s’améliorer. Des vins sans alcool plaisants et sympathiques apparaissent, susceptibles de séduire de plus en plus de consommateurs.

 

JC Nathan

 

Sources :

Cinq idées reçues sur le vin sans alcool

Le monde.fr

Capital