Acide-basique, une autre forme d’équilibre nutritif

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acide basique

Il faut veiller à ne pas consommer trop d’aliments acides pour rester en bonne santé. C’est le credo des tenants de l’équilibre acide-basique. En gros, un tiers d’aliments acidifiants pour deux-tiers d’aliments alcanisants.

 

 

 

L’équilibre acide-basique (acido-basique) de notre alimentation serait l’un des moyens de combattre divers maux  (ostéoporose, fatigue, stress, problèmes rénaux…) liés à une surconsommation de produits dits acides (acides, non pas au goût, mais car générateurs d’acides pour l’estomac et l’organisme).

 

 

Le pH du corps à l’équilibre

 

 

Rappel pédagogique : le pH (potentiel hydrogène, soit la concentration en ions acide H+) est une unité de mesure du degré d’acidité ou d’alcalinité d’une solution. L’échelle va de 0 à 14. Un chiffre bas signifie une forte acidité et vice et versa. L’équilibre acido-basique se situe à 7. Notre corps maintient en permanence un équilibre acide-basique. Le sang a un pH moyen de 7,35. Le milieu de l’estomac est plus acide pour faciliter la dégradation des aliments.

 

 

 

Ostéoporose, fatigue, migraine, arthrite

 

 

 

Selon les tenants de cette approche, une alimentation trop acide (viande, poisson, oeufs, fromages, sucres raffinés…)  entraînerait divers maux et pathologies : fatigue, migraines, insomnies, arthrite…. voire des affections plus graves, maladie du foie gras, ostéoporose.

 

L’assimilation des aliments protéinés engendre des acides (acide sulfurique, acide phosphorique…) que l’organisme doit neutraliser en mobilisant ses réserves de minéraux alcalinisants, notamment le calcium des os et des dents. D’où les risques d’ostéoporose, d’hypertension, de fatigue et de stress

 

 

Les effets négatifs d’une acidification de l’organisme

 

 

Les défenseurs de l’équilibre acide-basique parlent d’acidose (acidité chronique de faible niveau). Une acidification de l’organisme aurait de multiples effets négatifs, en particulier sur le fonctionnement des cellules, de l’oxygénation, de la production d’énergie….

 

Cette acidité chronique aurait tendance à encourager divers phénomènes d’inflammation  et de problème de santé dérivés (arthrite, colite, eczéma, etc.). Cette thèse ne fait pas pour autant l’objet d’un consensus scientifique. Cf. l’interview de Ismène Giachetti, auteur de Les secrets de l’équilibre acido-basique. Ismène Giachetti. Larousse. 2013.

 

 

Aliments acides : pas plus d’un tiers des calories

 

 

Globalement, on estime cependant que les aliments acides ne devraient pas représenter plus d’un tiers de nos apports en calories. En outre, pour en limiter les éventuels effets indésirables, la consommation d’aliments acides (viandes, poissons, laitages, fromages, café, alcool, sodas…) devrait toujours s’accompagner d’aliments alcalinisants (légumes, crudités, salades, céréales complètes, fruits…).  

 

Sans en faire l’alpha et l’oméga de l’alimentation, se préoccuper d’un équilibre entre ces deux grandes catégories d’aliments est probablement bénéfique pour la santé et le bien-être. Il revient tout simplement à manger équilibré.

 

 

Katrina Lamarthe

 

 

Sources : www.passeportsante.net/fr

Les secrets de l’équilibre acido-basique. Ismène Giachetti. Larousse. 2013.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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