Eve Tiollier, nutritionniste (3)

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nutritionniste

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Selon une récente étude de Credoc, le petit déjeuner est de plus en plus délaissé par les enfants et adolescents qui en ont pourtant le plus besoin. Eve Tiollier, nutritionniste, revient sur cette mauvaise habitude et ses effets sur le métabolisme.

 

Selon le Credoc, un enfant sur trois (3 à 14 ans) saute au moins une fois par semaine le petit-déjeuner. Quelles sont les conséquences sur l’organisme ?

 

Consommer un petit déjeuner fait partie intégrante d’une alimentation équilibrée. Les études scientifiques montrent que ne pas prendre de petit déjeuner affecte les performances cognitives de l’enfant, en particulier en termes  de mémorisation. Les enfants qui prennent régulièrement un petit déjeuner disposent d’une meilleure couverture de leurs besoins nutritionnels. Ils ont un apport énergétique journalier plus important, mais ils ne sont pas pour autant sujets au surpoids.

 

Pourquoi le petit-déjeuner est-il un repas indispensable ?

 

Le petit-déjeuner permet de réduire la faim dans la matinée, de mieux répartir les apports énergétiques tout au long de la journée et d’éviter le grignotage. Il devrait nous fournir 25 % de nos besoins quotidiens. Faire moins de trois repas par jour perturbe le contrôle de l’appétit et entraîne des variations importantes de paramètres biologiques tels que la glycémie et l’insuline. Cette situation favorise des maladies tels que le diabète et le syndrome métabolique.

 

Que conseillez-vous aux jeunes qui sont parfois trop pressés ou manquent d’appétit au moment du petit-déjeuner ?

 

Ce repas ne doit pas forcément être copieux. On peut l’emporter sur le chemin du collège par exemple. Il faut veiller à limiter l’apport de sucres et de gras. Je leur recommande une brique de lait aromatisé pour les protéines, une barre de céréales ou des petits beurres pour les glucides, un fruit frais pour la vitamine C et les antioxydants. Ainsi qu’une boisson, de l’eau de préférence. Ils peuvent aussi opter pour du pain complet et du beurre.

 

Eve Tiollier est nutritionniste, consultante pour la fédération française de rugby, le pôle départemental de médecine du sport de l’Essonne, ou encore le Centre européen du sommeil. Elle conseille aussi des navigateurs engagés dans des courses en solitaire.

 

Références :

« Breakfast habits, nutritional status, body weight, and academic performance in children and adolescents»,  Rampersaud et coll. J Am Diet Assoc. 2005;105:743-760.

 

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