La klamath, une microalgue nutritive

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klamath microalgue

La klamath est une microalgue, plus précisément une cyanobactérie. Elle tire son nom d’un lac du centre de l’Oregon aux Etats-Unis, où elle est récoltée : Upper Klamath, vaste lac de 250 km2 situé dans une région volcanique à 1260 mètres d’altitude. Ses eaux sont réputées pour leur haute concentration naturelle en substances minérales et nutriments.

 

 

Le nom scientifique de klamath, algue unicellulaire d’eau douce, est Aphanizomenon flos-aquae (AFA). Elle se concentre à la surface de l’eau en formant des efflorescences (blooms). Sur le plan biologique, c’est une cyanobactérie, large famille d’êtres vivants à l’origine de la vie sur terre (3,8 milliards d’années), encore appelée algue bleue.

 

 

Des pigments bleus, les phycocyanines

 

 

Klamath et  spiruline, plus connue du grand public, sont deux microalgues bleues. Leur couleur bleutée – verte est liée à la présence de chlorophylle et de pigments bleus, les phycocyanines. Les algues qui se développent sous l’effet de la photosynthèse sont récoltées aux périodes de floraison (mai-juin, septembre-octobre). Compte tenu de son profil nutritionnel très intéressant, la klamath est utilisée depuis les années 1980 comme complément alimentaire. Elle a fait l’objet de diverses recherches aux Etats-Unis et en Italie.

 

 

Des protéines bien dotées en acides aminés

 

 

La klamath est un concentré de protéines (60 à 70%) apportant les vingt acides aminés dont une dizaine d’acides aminés essentiels. Soit un complément très intéressant pour les sportifs, les végétariens, les personnes souffrant de malnutrition.

 

 

Vitamines du groupe B et minéraux

 

 

La klamath est riche en vitamines : vitamines A, C, E et bien évidemment, comme pour toutes les plantes d’origine aquatique, bien fournies en vitamines du groupe B : vitamine B1, B3 (4000 microgrammes par gramme), B5, B9… Elle a aussi une forte teneur en vitamine B12 même si se pose la question de la biodisponibilité de cette forme d’apport. La microalgue est une source de minéraux et d’oligoéléments : du calcium (6,6 mg par gramme soit une excellente performance dans le règne végétal), du fer (0,30 à 2 mg par gramme), de fluor…

 

 

Caroténoïdes et antioxydants

 

 

La microalgue nord-américaine contient un large spectre de caroténoïdes antioxydants (alpha-carotène, lutéine, lycopène, zéaxanthine, astaxanthine,…), divers acides aminés et substances (polyphénols, phycocyanines, phényléthylamine…) réputées antioxydantes, anti-inflammatoires, neuroprotectrices….

 

 

Divers bénéfices santé

 

 

Depuis qu’elle est valorisée, la klamath est parée de plusieurs types de bénéfices santé. Une première catégorie a trait au bien-être et à l’humeur, en particulier chez les femmes ménopausées sujettes aux sautes d’humeur liés aux états hormonaux. Le « bien-être » dispensé par la prise de Klamath pourrait être lié à l’action de molécules de la plante sur les neurotransmetteurs (dopamine…). Autres effets associés, un impact bénéfique sur les circuits neuronaux et diverses fonctions essentielles (sommeil, émotions, mémoire…).

 

La littérature (www.santescience.fr) cite aussi une action immunostimulante de la plante (activation des défenses immunitaires) via un effet positif sur les lymphocytes NK, des cellules du sang et des ganglions. La teneur importante en antioxydants divers, et en substances anti-inflammatoires en fait également une plante choisie pour contrecarrer les processus d’oxydation et de vieillissement des cellules et de l’organisme.

 

 

La toxicité

 

 

Les autorités sanitaires ont publié des avis mettant en garde contre les risques de toxicité des microalgues, dont Klamath.  Certaines souches toxiques (Anabaena flos aquae) sont particulièrement proches de la cyanobactérie Aphanizomenon flos aquae (Klamath). En outre, des plantes voisines, telle Microcystis, une autre cyanobactérie, produit des neurotoxines (anatoxines) et des hépatoxines (mycrocystines) qui peuvent contaminer Klamath. Le risque toxicologique doit donc être étroitement surveillé.  La règlementation fixe une limite de la teneur en microcystines à 1 microgramme par gramme de matière, limite que l’Anses juge préférable de réévaluer à la baisse.

 

 

La qualité des procédés

 

 

Plus que pour n’importe quel aliment, il est donc essentiel de privilégier des producteurs recourant à à des techniques de séchage et de traitement rigoureuses et appliquant les normes les plus sévères en matière de contrôle sanitaire.

 

 

 

JC Nathan

 

Sources : www.santescience.fr

Etude du Dr Stefano Scoglio, en collaboration avec l’Université d’Urbino.

www.anses.fr

Klamath Bio de Dynveo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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