Le jeûne rapide

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Le jeûne est une pratique difficile et exigeante. Pourtant, il existe un jeûne que de nombreuses personnes pratiquent régulièrement, le jeûne court, ou jeûne rapide, d’environ 16 heures, quand elles « sautent » un repas.

 

 

Le jeûne, c’est l’arrêt de toute prise alimentaire, avec ou sans eau, comme l’explique le Dr Lionel Coudron, dans son ouvrage « Le guide pratique du jeûne » (Terre Vivante, mai 2017). Sur un plan physiologique, le jeûne commence dès la dixième à douzième heure sans alimentation. Le vrai jeûne démarre à partir d’une journée sans alimentation (avec prise d’eau). Pour autant, avant même cette période de 24 heures, il est possible d’expérimenter certains bienfaits du jeûne.

 

 

 

En mode veille

 

 

Beaucoup de personnes se mettent spontanément au jeûne, sans même le formuler. C’est par exemple le cas des personnes qui dînent entre 20 heures et 21 heures, qui ne prennent pas de petit déjeuner, et ne reprennent un repas que le lendemain à 13 heures. Durant cette phase qui a duré 16 heures, « vous avez digéré et vous êtes passé en mode veille sur le plan physiologique », explique le docteur Lionel Coudron.

 

 

Le corps puise dans les réserves en acides gras

 

 

Ces 16 heures ne sont pas suffisantes pour épuiser le stock de glycogène (glucose dans le corps) contenu dans les muscles et dans le foie. Mais déjà le corps, pour trouver toute l’énergie dont il a besoin, commence à brûler les graisses stockées dans l’organisme. C’est le phénomène de la cétose : le corps puise dans les réserves en acides gras du tissu adipeux pour les transformer dans le foie en corps cétoniques (bêta-hydroxybutyrate, acétoacétate, acétone), des composés qui sont des mines d’énergie pour les cellules du cerveau et des muscles.

 

 

Moindre production d’insuline

 

 

Le docteur Lionel Coudron explique que, à ce stade, on ne touche pas encore les bénéfices du jeûne dans sa totalité. Mais néanmoins, il y a déjà des effets intéressants. En particulier, la moindre stimulation de la production d’insuline et de ce que l’on nomme « le facteur de croissance », deux éléments connus pour participer à des phénomènes d’inflammation et de résistance à l’insuline.

 

Pour certains troubles du métabolisme, le jeûne rapide (jeûne court ou jeûne cétogénique) permet ainsi une « mise au repos » de l’organisme, probablement bénéfique.

 

Aurélie Laroche

 

Source : Le guide pratique du jeûne. Dr Lionel Coudron. Terre Vivante. mai 2017

 

 

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