L’équilibre protéines animales – végétales

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protéines animales ou végétales

Equilibrer les apports entre protéines d’origine animale et protéines végétales est une question cruciale, tant sur le plan de la santé que de l’environnement.

 

 

Quelle place accorder aux protéines animales dans notre alimentation ? Quel est le bon équilibre à atteindre entre protéines animales et végétales ? Cette question, tous les « flexitariens » et personnes désireuses de ne pas abuser de viande, se la posent, tant pour des raisons de santé que pour des motifs environnementaux.

 

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Protéines, constituants essentiels

 

 

Les protéines (du grec protos, premier, fondamental, important) sont essentielles à notre santé. Notre corps est constitué de 15 à 17% de protéines (la masse protéique totale est de 10 à 12 kilos). Ces protéines sont des constituants de nos cellules et des éléments du fonctionnement de l’organisme (hormones, anticorps, enzymes, contraction musculaire…). Les protéines corporelles se renouvellent en permanence (3% par jour environ). Nous devons par les apports protéiques alimentaires, compenser les pertes dites par oxydation (par voie urinaire, par production de gaz carbonique).

 

 

Entre 50 et 130 grammes

 

 

En moyenne, les autorités sanitaires estiment que les apports protéiques journaliers doivent être compris entre 0,83 et 2,2 g  par kilo de poids corporel, soit pour un adulte de 60 kilos, entre 50 g et 130 g de protéines par jour (on cite souvent la norme moyenne de 80 g). pour atteindre une synthèse protéique optimale, ces protéines doivent apporter l’ensemble des acides aminés indispensables* (non synthétisés par l’organisme). Ces acides aminés ne pouvant être stockés, doivent être apportés au cours du même repas (ou de la même journée).

* Leucine, isoleucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine et histidine.

 

 

Des protéines complémentaires

 

 

Dans les pays occidentaux, les protéines animales représentent 60 à 70% des apports protéiques (dans le monde, cette proportion n’est que de 30 à 35% environ). Un consensus existe dans le monde scientifique pour considérer les protéines animales et végétales comme complémentaires. Les unes et les autres ont des teneurs et des profils différents en acides aminés essentiels, des digestibilités et des métabolisations différentes.

 

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Les aliments d’origine animale apportent des nutriments et micro-nutriments spécifiques (fer héminique de la viande, acides gras omega 3 à longue chaîne, vitamine B12…) tandis que les végétaux apportent des fibres, antioxydants, phytonutriments qui leur sont propres. Consommer des deux est source d’une couverture alimentaire optimale.

 

 

Protéines à égalité

 

 

Un certain nombre de rapports préconisent d’équilibrer les protéines végétales et animales, à égalité (autant des unes que des autres). Cela suppose une réduction de la consommation de viande (semble-t-il amorcée dans la société), une place à stabiliser pour les produits d’origine laitière et une augmentation des légumineuses, des légumes, et fruits frais. Une partie des consommateurs est déjà sur ce modèle, mais ce n’est pas encore ce que suggèrent les étals des grandes surfaces avec leurs impressionnants rayons de boucherie.

 

 

JC Nathan

 

Sources : Les protéines dans l’alimentation : vers un équilibre animal – végétal

Fonds Français pour l’alimentation et la santé

 

 

 

 

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