L’hormone de la faim, la ghréline

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hormone faim

L’hormone de la faim, la ghréline, joue un rôle très important dans la régulation de l’appétit. C’est l’une des pistes de recherche pour le traitement du surpoids et de l’obésité.

 

 

La ghréline, hormone découverte en 1999, est souvent appelée hormone de la faim car elle contribue à l’appétit et à la régulation de l’appétit. Elle joue aussi un rôle sur les hormones de la croissance.

 

Message au cerveau

 

Produite principalement par des cellules de l’estomac, elle se combine avec le phénomène de satiété activée par l’hormone leptine. Avant un repas, le taux de cette hormone est élevée pour lancer un message au cerveau et pousser l’organisme à se nourrir, puis elle décroît avec la prise alimentaire.

Lire aussi : Les neurones de la faim et de la satiété

 

 

Liens avec les circuits de la récompense

 

 

L’une des découvertes faites autour de cette hormone est son lien avec le fameux circuit de la récompense, les circuits neuronaux libérant de la dopamine, source de bien-être. L’organisme reçoit ainsi des messages signalant qu’il doit s’alimenter, mais aussi que cette alimentation va générer du plaisir.

 

Signaux visuels

 

Une étude de l’Institut neurologique de Montréal (Université McGill) a montré que la ghréline rendait des zones cérébrales plus sensibles aux signaux visuels alimentaires. Certaines de ces zones (corps amygdalien, insula, cortex orbitofrontal…) sont celles impliquées dans les phénomènes d’addiction.

 

 

Liens avec le surpoids

 

 

Diverses recherches tentent de cerner les liens entre le fonctionnement de cette hormone, le surpoids et l’obésité. Une étude a montré par exemple que le manque de sommeil entraînait une plus forte production de ghréline (stimulant l’appétit) et une baisse de leptine (déclenchant la satiété).

 

Lire : La satiété, un mécanisme très élaboré

 

 

Katrina Lamarthe

 

Sources : www.mcgill.ca

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