Petit déjeuner ou pas

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Depuis quelques années, une tendance se dessine en défaveur du petit déjeuner.  De plus en plus de consommateurs sautent le « repas » du matin. Ce n’est pas une bonne idée surtout pour les jeunes.

 

 

Petit déjeuner ou non ? Si l’on est trop endormi, trop pressé, la tentation de partir sans rien manger est forte. Près d’un tiers des jeunes ne prendraient plus de collation. Pour beaucoup de nutritionnistes, c’est une erreur, en particulier en ce qui concerne les jeunes gens. La collation du matin permet de faire le plein de glucides pour la matinée. Soit un carburant pour le corps et le cerveau.

 

Lire : Le petit déjeuner passe à la trappe

 

Sans ce carburant, un creux de glycémie est à craindre courant de la matinée. Cette chute de la glycémie risque d’encourager au grignotage, habitude catastrophique pour la santé. Le petit déjeuner apparait ainsi comme l’un des piliers de l’alimentation quotidienne : il doit couvrir environ un quart des besoins énergétiques de la journée, estime le Plan national nutrition santé (PNNS).

 

 

A éviter, les céréales craquantes et croquantes

 

 

Le petit déjeuner de la France du milieu du XX° siècle était centré sur du pain, de la confiture et un bol de lait, de café, de thé ou de chocolat. En 2021, les industriels de l’agro-alimentaire inondent le marché de céréales, toutes plus sucrées les unes que les autres. Une portion de céréales représente en moyenne 12 à 13 g de sucres. Mais comme un « ado » normalement constitué prend deux portions, c’est un « shoot » de 24 à 26 g de sucres. Soit la moitié, sinon plus, de la portion recommandée de sucre par jour. Sur le terrain du sucre, les céréales sont concurrencées par les chocolats en poudre, petites mines de sucre.

 

 

Produits de glycation

 

 

Autre signal d’alarme, tous les produits croustillants du petit déjeuner sont des céréales cuites à haute température (+200°), sources de produits de glycation avancée, considérés comme très nocifs pour la santé.  Problème : les céréales croustillantes sont souvent préférés par les enfants aux « mueslis » à base de céréales plus nature.

 

Autre risque dénoncé par le magazine 60 millions de consommateurs, des doses de sel souvent beaucoup trop élevées qui peuvent atteindre un gramme par portion, soit un cinquième de la dose journalière recommandée.

 

 

Laitages et fruits

 

 

Un bon petit déjeuner devrait être composé de laitages, tout spécialement pour satisfaire le besoin de calcium d’un organisme en croissance (rappelons que le besoin en calcium d’un jeune entre 12 et 19 ans est de 1200 mg par jour), de céréales complètes (pain, flocons d’avoine, etc), de fruits (et non de jus de fruits industriels beaucoup trop sucrés). Certes, il faut batailler dur avec ses enfants pour revenir à des habitudes aussi saines au petit déjeuner.

 

Lire aussi : Petit-déjeuner, un repas vital pour le coeur et la santé

 

Katrina Lamarthe

 

Sources :  doctissimo

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