Alimentation, un risque plus élevé que le tabac

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aliments et maladies

Une mauvaise alimentation serait plus mortelle que le tabac. Tel est le résultat impressionnant obtenu par une étude financée par la Fondation de Bill Gates menée sur 195 pays.

 

La mauvaise alimentation tue environ chaque année 11 millions de personnes. La « malbouffe » est responsable d’un décès sur cinq. Soit une incidence plus grave que le fléau du tabac (7 millions de personnes).

 

 

Le poids des maladies liées à l’alimentation

 

 

L’Institute of Health Metrics and Evaluation (IHME) de Seattle a fait plancher 130 chercheurs au sein d’un groupement, le Global Burden of Disease, le poids global des maladies. Les chercheurs ont mis en lumière les conséquences gravissimes d’une alimentation déséquilibrée.

Les chercheurs ont étudié 195 pays, utilisant de nombreuses données : études sur les consommations alimentaires, chiffres de vente, données de la FAO… Ils ont mis en relation les niveaux de consommation et diverses pathologies.

 

 

Sel, fruits, céréales

 

 

Les déséquilibres les plus alarmants concernent l’excès de sel, le manque de fruits ou encore d’oléagineux, les apports insuffisants en céréales complètes. On considère comme pauvre une ration de fruits de moins de 250 grammes, une ration de céréales complètes de moins de 125 grammes. Quant au sel, on considère qu’au-dessus de 5 grammes, il y a un risque de maladie cardiovasculaire. Rien que la surconsommation de sel pourrait être à l’origine de 3,2 millions de décès, estiment les chercheurs.

 

Lire : Le sel, facteur de risque d’accident vasculaire cérébral

 

 

Les pays les plus en difficultés

 

 

L’étude publiée par le magazine scientifique The Lancet prouve que, même si les pays occidentaux sont touchés, la situation est la plus grave dans des pays plus en difficultés économiques ou moins développés, notamment à l’Est et en Asie (Ukraine, Ouzbekistan, Mongolie, Turkménistan), ou encore en Afrique. Dans certains cas, les taux de mortalité liés à l’alimentation frôlent le 1%.

 

 

Promouvoir les bons produits

 

 

Pour tendre vers une meilleure alimentation, les chercheurs estiment plus efficace d’encourager les aliments bénéfiques (céréales complètes, fruits, fruits secs…) que d’accuser les aliments peu sains, comme la viande rouge, les fromages, les aliments riches en acides gras trans… L’idée est de rendre plus attrayant et plus accessible les produits sains plutôt que de faire la chasse aux « mauvais » produits.

 

Lire aussi : L’alimentation industrielle sur le grill

 

Aurélie Laroche

 

Source : www.lemonde.fr

photo: Creative Commons

 

 

 

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